La Bolivie, un monde impressionnant et inoubliable. Plutôt attendre avant d'écrire sur ce pays, c'était intense.
Autant pour les montagnes que pour les villes et la jungle, c'est une grande diversité qui saute aux yeux et j'ai eu une grande peine à quitter ce pays. Tout comme l'Inde, le choc culturel est énorme. Des paysages enchanteurs, les couleurs ennivrantes d'un peuple rempli de traditions ancestrales et de revendications. Pour dire, j'ai trouvé un pays qui rivalise la France en terme de manifestations, ce qui ne peut tomber dans l'oreille d'un sourd...
Tout de même, un bolivien m'a craché au visage et un autre a pissé sur ma copine au beau milieu d'une discothèque, des cas extrêmes heureusement marginaux.
LA PAZ
bonne idée à ramener : les flics font la circulation déguisés en zèbre !
le stand des sorcières et ses foetus de lama
son marché
Le 1er mai à la Paz : cris de colère de presque 9 millions de boliviens protestant contre un système social corrompu qui persiste et dure





Le lac Titicaca, cette fois du côté bolivien : un bijou naturel. La ville de Copacabana est un petit Rio, sans doute que les brésiliens se sont inspirés de ce nom pour leur plage mythique. Isla del Sol est magnifique et les paysages rivalisent sans problème avec ceux de la Nouvelle-Zélande, cette fois avec des traditions locales bien encrées et un charme unique. J'ai pu voir un des groupes de musique les plus connus de Bolivie, los Karkas, où des locaux ont versé une larme en voyant leurs idoles, où les femmes se sont lachées à l'alcool au point de ne plus pouvoir marcher, c'est tout un peuple qui sait faire la fête sans savoir quand s'arrêter. Hilarant...
LAC TITICACA - Copacabana
Isla del Sol
Tobias et Sophie
SORATA
Les mineurs se rebellent contre leurs conditions de vie, même s'ils peuvent se venter de gagner un des meilleurs salaires locaux à des conditions de travail plutôt sombres. A mâcher des feuilles de coca pendant plus de 8h sans pause, pour se couper la fin et garder assez d'énergie. J'ai pu me mettre dans la peau d'un mineur pendant 3 heures et je peux dire que mes angoisses chlostrophobiques ont disparu pour laisser place à des changements de température hallucinants, le sentiment de me retrouver dans un tombeau humain où des centaines de milliers d'esclaves sont morts, un suffocage de poussière et d'amiante, amenant l'espérance de vie d'un mineur à mon propre âge, c'est pas peu dire... Ma certitude étant faite qu'il n'existe aucun travail plus dur et déprimant que le travail de mineur, j'y repenserai à chaque fois que mes petits tracas professionnels quotidiens prendront le dessus.
POTOSI
Sucre, la ville blanche où le blanc des maisons fait penser à des morcaux de sucre, douce et immaculée. J'y ai suivi des cours d'espagnol et notre prof Tatjana, une femme incroyable de générosité, nous a appris sur les traditions locales bien encrées, comme par exemple lorsque le jour de l'an les femmes partent aux toilettes avant le coup de minuit pour changer de petite culotte et en mettre une rouge, afin d'offrir a Panchamama la terre mère une fertilité du sol et se donner toutes les chances de trouver un amoureux. Deux villages ont aussi pour tradition une fois l'an de se faire la guerre à coups de batons pour les femmes, de pierres pour les hommes et de ceintures pour les enfants ! A la fin de la journée le chef de chaque village combat à mort l'autre et celui qui meurt apporte à son village la fertilité de la terre. Les villageois dont le chef reste en vie sont déçus ! L'ancien Président est intervenu et impuissant face aux deux chefs de villages se battant sous ses yeux, a décrété qu'ils auraient légalement le droit de garder cette tradition, à condition qu'il n'y ait qu'une seule personne qui perde la vie. Plutôt étonnant comme rituel...
Nina et Michael
Fabuleuse Tatjana et Michael, belge avec qui j'ai voyagé plus d'un mois et qui est la personne la plus sociable et drôle que j'aie rencontrée
Hayuna Potosi, sommet de 6'088 mètres que j'ai gravi jusqu'à 5'800, j'ai cru que j'allais mourir... un mal d'altitude et un froid glacial, passant par des précipices que je n'ai heureusement vu qu'en redescendant car c'était la nuit.. Le plus dur était d'être encordée avec une fille que je ne connaissais pas, qui vomissait et marchait tellement lentement, à plusieurs reprises j'ai crû qu'elle allait tomber et m'emporter avec elle... Bon un magnifique lever de soleil tout de même !
HAYUNA POTOSI
Michael et Olivier
Refuge à 5'130 m
Magnifique lever de soleil
La vallée de la mort à vélo, une expérience incontournable pour passer en quelques heures de plus de 4'000 mètres à quelques centaines de mètres. Un parcours impressionnant de beauté, par des routes où j'essayais de ne pas trop rouler à gauche, le précipice ne laissant aucune chance de survie.
Une semaine dans la pampa et la jungle, j'ai pu voir le plus grand nombre de caïmans et d'alligators de toute ma vie, des caipivaras (ne pas confondre avec caipirinhas), des tortues, des oiseaux multicolores, des anacondas, des grosses araignées, des grenouilles, des petits oustitis jaunes, des dauphins roses... incroyable ! C'était la basse saison et quasi aucun touriste, ce qui rendait le tout encore plus attractif. On a terminé par une nuit avec un "faux" chaman dans la jungle pour découvrir l'ayahuasca, boisson miracle et médicinale qui a pour mission de faire halluciner et purifier l'esprit et le corps. Avec nous il y avait un type qui faisait une "thérapie ayahuasca" pour se sevrer de la drogue et de l'alcool. Quand je l'ai vu, je me suis dit qu'il avait encore du chemin, il avait l'air plutôt perdu. A part vomir tout ce qu'on avait pas mangé (car il faut ne rien manger avant), il n'y avait ma foi pas d'effet hallucinant, c'était juste une bonne purgation. Mon estomac s'est rebellé quelques jours quand-même, plutôt déconcertant comme expérience je m'attendais à tout autre chose. .
Regardez le ciel au lieu de discuter !
Ce singe m'a suivie jusque dans les WC
RURRENABAQUE
A la pêche aux anacondas
Fabrication de bijoux naturels
Bain avec les crocos
Cabane dans la jungle
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Petits singes jaunes à croquer
Des tortues par centaines
Ayahuasca et son chaman
Je suis arrivée en Argentine il y a 2 semaines. Après avoir marché dans les montagnes du nord et visité des momies d'enfants incas retrouvées intactes en 1999, 500 ans apres leur sacrifice, je suis maintenant à Buenos Aires, ville festive et musicale où le tango et le football sont rois. Des gens tellement chaleureux et ouverts d'esprit. Je dois dire que je n'ai pas du faire d'efforts pour rencontrer des personnes locales. J'ai juste une mauvaise infection à un oeil qui me plombe à la maison, chez Gustavo, un couchsurfeur hyper attentionné qui prend soin de moi c'est bien agréable.
Demain c'est mon dernier jour à Buenos Aires, samedi je serai de retour en Suisse. Je me réjouis tellement de vous revoir et même si c'est dur de rentrer, j'ai aussi appris à vivre jour après jour et je sais que d'agréables moments de retrouvailles m'attendent...